Statuts pour la France - FRATERNITÉ MARIALE MONTFORTAINE

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Statuts pour la France

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FRATERNITÉ MARIALE MONTFORTAINE
MARIE REINE DES CŒURS
Texte normatif pour la France



1 * La Fraternité dans l’Église (1):

La Fraternité «Marie Reine des Cœurs» est une association de fidèles qui, pour vivre plus généreusement les richesses et les engagements de leur baptême, ont choisi:

* de suivre le cheminement évangélique proposé par Saint Louis-Marie de Montfort dans la «pratique parfaite de la Vraie Dévotion» à la Sainte Vierge, à savoir la consécration totale de soi-même à Jésus par les mains de Marie,

* et de coopérer à la mission de l’Église dans le monde en lien et communion avec les Pères et Frères Montfortains (Compagnie de Marie) (2).

La Fraternité a été reconnue par le Saint-Siège, en 1955, comme « Association propre à la Compagnie de Marie ». Elle répond aux normes que l’Église a établies pour régir les associations liées à un Institut religieux. (Canons 303 et 677).

2 *Un cheminement spirituel

La Fraternité ne vise pas d’autre but que celui assigné par Jésus à ceux qui, par le baptême, deviennent ses disciples: l’acquisition de la sainteté des enfants de Dieu par la perfection de la charité. (cf SM 3; VD 61).

Dans cette recherche de fidélité et de perfection, les membres de la Fraternité se laissent inspirer et guider par le grand témoin et maître Saint L-M de Montfort, en qui l’Église s’est pleinement reconnue et dont elle recommande la voie spirituelle.(3)

- Avec Montfort, les associés se plaisent à voir en Jésus-Christ la Sagesse de Dieu, incarnée en Marie pour venir à la recherche des hommes et leur dire la tendresse miséricordieuse du Père, pour leur révéler ce qu’est la véritable sagesse de vie.

- Avec Montfort, ils se plaisent à voir en Marie, Mère de Jésus, leur vraie Mère spirituelle, à qui le Sauveur, sur le Calvaire, a confié tous ses disciples, afin que, après l’avoir formé lui-même selon la loi de l’Incarnation, elle les forme et les aide à devenir de «parfaits disciples».

Pour que la Vierge Marie puisse accomplir plus librement auprès d’eux sa tâche maternelle et éducatrice, comme le « disciple bien-aimé », ils l’ont accueillie dans leur vie, et ils se sont entièrement livrés et consacrés à elle, sans réserve et sans retour. Avec son aide et sous sa dépendance, ils sont assurés d’avancer plus facilement et plus fidèlement, dans la docilité à l’Esprit d’amour, sur les pas du Seigneur Jésus. «Tout à Jésus par Marie», telle est leur devise spirituelle (VD 120-121).

3 * Un engagement apostolique

Conscients de leur appartenance au Peuple de dieu et des exigences apostoliques de leur baptême, les membres de la Fraternité se veulent partie prenante à la mission de l’Église dans le monde de ce temps. Bien loin donc de se replier sur eux-mêmes dans un égoïsme spirituel et protecteur, ils trouvent dans leur consécration un nouvel appel à s’associer avec Marie, à l’œuvre du salut que Jésus poursuit dans le cours de l’histoire.

- Avec Montfort, ils reconnaissent la mission spéciale, première et exemplaire, que l’humble Servante du Seigneur a accomplie, dans la pleine docilité à l’Esprit, en se consacrant entièrement par son Fiat maternel à la personne et à l’œuvre du Sauveur. Ils estiment à juste titre que se consacrer totalement à cette digne Mère, c’est, du même mouvement, se mettre avec elle au service de la pleine réussite de l’œuvre de son Fils dans le cœur de tous les humains : c’est ce qui tient le plus à son cœur maternel, ce à quoi elle demeure sans cesse occupée auprès de ses enfants de la terre. (4).

À cette mission de salut de l’humanité d’aujourd’hui, les associés participent, dans l’esprit et avec l’aide de la Vierge Marie, chacun selon sa vocation propre et ses possibilités, selon également les besoins de l’Église et les appels des hommes.

- Par leur entrée dans la Fraternité, les membres entendent vivre leur engagement apostolique en association avec la Compagnie de Marie et sa mission dans l’Église, mission dont «l’une des tâches spécifiques reconnues est la mise en lumière du rôle de Marie dans l’œuvre du salut... Les missionnaires favorisent ainsi un pénétration plus profonde du mystère du salut dans le monde»
(Constitutions des Prêtres missionnaires de la Compagnie de Marie, n° 41 ; voir aussi 48).

4 *Lien et communion avec la Compagnie de Marie.

Déclarée «association propre à la Compagnie de Marie», la Fraternité «Marie Reine des Cœurs» en constitue une branche annexe. Son existence, son organisation et ses activités, comme telles, dépendent de l’Autorité générale de la congrégation, ou de ses délégués régionaux et locaux. Par leur affiliation à la Fraternité, les fidèles deviennent «membres associés» de la congrégation, avec ce que cela implique de part et d’autre, compte tenu de la nature de l’association:

- d’une part, ils reçoivent de l’Institut animation spirituelles, formation doctrinale et conseils pour la fidélité aux exigences de leur baptême et à leurs engagements apostoliques (revues, retraites, réunions diverses...), Ils participent également aux biens spirituels de l’Institut.

- d’autre part, ils coopèrent, directement ou indirectement, par les moyens à leur disposition (prière, services, travail accompli dans l’esprit de la consécration, épreuves vécues et offertes de même...) à la mission et aux activités de la Compagnie dans l’aujourd’hui de l’Église.

5 * Lien et communion des membres entre eux

L’entrée dans l’association établit un nouveau lien de « fraternité et de solidarité, non seulement aveec les Pèrès et Frères montfortains, mais également entre les associés eux-mêmes, en raison de leur commune consécration à Jésus par les mains de Marie et de leur engagement avec elle au service de son Fils, Sagesse éternelle et incarnée, à la rechercher des hommes de notre temps.

Ce lien fraternel et spirituel les conduit:
- à se porter mututellement dans la prière, signe premier et toujours nécessaire d’une vraie charité, particulièrement aurpreès de Celle dont le cœur maternel connaît les besions des uns et des autres;

- à se rencontrer, selon les possibilités, dans l’amitié fraternelle, la réflexion, la prière (réunions locales, retraites...);

- et même à se constituer, là où cela est possible, en groupe pour œuvrer ensemble (fraternités de pirère, de services, de coopération...).

6 * Engagement dans la Fraternité

On entre dans la Fraternité par l’inscription au registre, après une demande motivée et agréée par le Directeur. La «consécration de soi-même à Jésus –Christ, la Sagesse Incarnée, par les mains de Marie», selon la formule de saint Louis-Marie de Montfort, et faite après une préparation convenable, doit précéder l’inscription.

Pour demeurer dans la fidélité et vivre le quotidien dans l’esprit de la consécration, il est recommandé de la renouveler chaque jour, au moins par une formule brève, comme le suggère le Père de Montfort (VD 233).

7 * Organisation de la Fraternité

Le Directeur général de la Fraternité est le Supérieur Général de la Compagnie de Marie, qui réside à Rome. Il lui appartient:
- a / de fixer le Siège de l’Association;
- b / de désigner les délégués;
- c / de donner directives et conseils.

Chaque Centre régional ou local aura à sa tête un directeur délégué. Là où le nombre des associés le permet, des fraternités locales peuvent être constituées, avec un animateur responsable.


NOTES

(1)* Présentation de l’association plus connue jusqu’ici sous la dénomination de « Association de Marie Reine des Cœurs», répandue dans de nombreux pays. Fondée en 1899, elle avait reçu de nouveaux statuts en 1955. Une évolution et une adaptation sont encours, dans l’esprit de Vatican II et du récent Synode sur le rôle des laïcs. Le texte dit ce que l’association est et veut être aujourd’hui, dans la fidélité à ses origines et aux besoins de notre temps. Ce texte ne concerne que l’association en France.

Le terme «Association» laisse la place à celui de «Fraternité, plus actuel et plus parlant à nos sensibilités modernes en France. Le titre «Marie Reine des Cœurs» est de saint Louis-Marie de Montfort lui-même (VD 38). Il exprime pour lui la puissance et la domination maternelles que Marie a reçues de Dieu sur les fidèles «pour les former en Jésus Christ et Jésus Christ en eux». (VD 37, voir aussi 217).

(2)* La Compagnie de Marie est la Congrégation de vie apostolique fondée par saint Louis-Marie de Montfort, au début du XVIII ème siècle, pour continuer et étendre son apostolat missionnaire. Ses membres (montfortains) sont répandus aujourd’hui dans 35 pays. Outre les Filles de la Sagesse et les Frères de Saint Gabriel (autres congrégations montfortaines), de nombreux instituts religieux, des Associations et des groupements divers se réclament de sa spiritualité.

(3)* En canonisant le Père de Montfort, le 21 juillet 1947, l’Église proclamait solennellement la sainteté exemplaire de sa vie et la valeur de modèle de sa voie spirituelle. D’autres témoignages se sont exprimés depuis, en particulier celui du bienheureux Jean-Paul II, dans sa Lettre encyclique sur «La Mère du Rédempteur» (n° 48). J’aime évoquer...parmi de nombreux témoins et maîtres de cette spiritualité (mariale). La figure de saint Louis-Marie Grignion de Montfort, qui proposait aux chrétiens la consécration au Christ par les mains de Marie comme moyen efficace de vivre fidèlement les promesses du baptême».

(4)* Voir Vatican II : Constitution sur l’Église , n° 62

(5)* En France, la revue montfortaine «Le Règne de Jésus par Marie» (-80 rue de la Tombe Issoire- 75014 PARIS.) répond à ce besoin de formation doctrinale et spirituelle. Les Pères assurent également chaque année de nombreuses retraites spirituelles sous l’égide de leur saint Fondateur. Renseignements au siège de la Fraternité: adresse ci-après.

(6)* Les associés de la Fraternité participent aux prières et bonnes œuvres des membres de la Compagnie d e Marie. Ils participent en particulier à l’Eucharistie célébrée par les Pères chaque premier lundi du mois pour les vivants et les défunts de la grande famille montfortaine.

-- Des indulgences spéciales ont été concédées aux membres de l’Association. Il n’est pas inutile de préciser ici que l’indulgence est une faveur accordée par l’Église (la remise des peines temporelles dues au péché déjà pardonné), en raison des mérites infinis du Christ. L ’ Église en détermine elle-même les conditions et l’ accorde aux fidèles à l’occasion de certaines actions, selon les dispositions intérieures, c’est-à-dire selon le degré de charité qui anime ces actions (c’est en somme aussi un encouragement à animer toute la vie chrétienne de l’esprit de charité).

Le Saint Siège a accordé aux membres de la Fraternité les indulgences plénières suivantes (aux conditions ordinaires : confession, communion, prières aux intentions du Pape):le jour de l’inscription dans la Fraternité : le jour de Noël et le Jeudi Saint, les jours de l’Immaculée Conception et de l’Annonciation, le jour de la fête de Saint L-M de Montfort (28 avril) ; le premier samedi de chaque mois.

Renseignements et inscriptions:
Père Directeur -  Fraternité Mariale Montfortaine
52 rue Beaunier    75014 PARIS      Tél:  01 45 40 50 56



«Ah! Quand viendra cet heureux temps où la divine Marie sera établie maîtresse et souveraine dans les cœurs pour les soumettre pleinement à l’empire de son grand et unique Jésus?» (St L-M de Montfort –VD n° 217)

«Arrivant bientôt, avec toute l’humanité , aux confins des deux millénaires, l’Église , pour sa part, avec l’ensemble de la communauté des croyants, et en union  avec tous les hommes de bonne volonté...se tourne à la fois vers le Rédempteur et vers sa Mère en disant: «Viens au secours!». Elle voit... la bienheureuse Mère de Dieu dans le mystère salvifique du Christ et dans son propre mystère, elle la voit profondément enracinée dans l’historie de l’humanité, dans la vocation éternelle de l’homme, selon le dessein que Dieu,  dans sa Providence, a fixé pour lui de toue éternité; elle  la voit apportant sa présence et son assistance maternelles dans les problèmes multiples et complexes qui accompagnent  aujourd’hui la vie des personnes, des familles et des nations; elle la voit secourant le peuple chrétien dans la lutte incessante entre le bien et le mal, afin qu’il «ne tombe pas» ou,  s’il est tombé, qu’il «se relève».  (Jean-Paul II -La Mère du Rédempteur- n° 52).


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